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Nous sommes de retour...

Wednesday, June 06, 2007 - 10:39 pm
Posted by Rabbi Yisroel Frankforter

Apres un meeting entre francais passionant a l'ecole Hebrew Academy il est temps de relancer notre blog.

Une idee a etee soumise lors de cette rencontre. Que chacun partage ses experiences d'acclimatation a la vie americaine. Que ces experiences soient positives ou negatives.

Vous pouvez recomender des services ou des personnes qui vous ont particulierement aides.

En avant... 

Nouvel article de Hanna Holzman

Thursday, February 22, 2007 - 4:48 pm
Posted by Rabbi Yisroel Frankforter

B’H

 

 

 

D’où viens-tu ? Où habites-tu ? Depuis combien de temps ? Combien de pièces ? Combien d’enfants ? Ont-ils chacun une chambre ? Quel âge as-tu ? A quel âge t’es-tu mariée ? Tu es jeune ! Tu t’es mariée tard ! Qu’est-ce que tu fais ? Et pourquoi ? Fais comme ci, pas comme ça etc … La liste est longue et inépuisable. Telle est la légendaire insatiable curiosité israélienne.

Mais de curiosité, j’en ai une aussi : d’où viens ce désir de savoir  sur l’autre, cette attention particulière à la réalité d’autrui, cette curieuse curiosité qui semble souvent être à la limite du supportable et de l’impolitesse ?

 

Dans les grandes lignes, il y’a trois sortes de tendances dont les archétypes sont nos pères Avraham, Itsak et Yaakov.

 Avraham l’homme de Hessed, de la bonté, pour qui autrui et l’hospitalité sont la clé de voûte de sa personnalité, ainsi  qu’on peut le voir  dans son insistance à recevoir des invités au troisième jour de sa mila et à ses pourparlers avec Hachem pour la sauvegarde des Justes lors de la destruction de Sodome et Gomore.

 Itsak l’homme de la rigueur, de la Guevoura, qui va jusqu’à se sacrifier pour le Saint-Béni soit-Il.

Et Yaakov enfin, l’homme de la compassion, l’homme de Tiféret, la midat harahamim, qui a su allier ces deux extrêmes et ainsi devenir le père des douze tribus.

 

Et la curiosité dans tout ça ? Disons le tout de suite, nous sommes les dignes enfants de nos pères, et comme on le dit, le fruit ne tombe jamais bien loin de l’arbre. Ce que, par contre,  le dicton ne dit pas, c’est que le fruit peut mal tomber et s’abîmer. Or, au fil des générations, des heures sombres des galouts, et de la tendance naturelle de l’homme à se laisser aller, ces midot exceptionnelles qui sont notre héritage ont été comme un jardin laissé à l’abandon et que les mauvaises herbes et le lichen ont envahi . La structure sous-jacente que le jardinier patient a tracé est toujours présente, mais cachée, étouffée et c’est avec effort et précaution qu’aujourd’hui il faut dégager les fleurs et plantes délicates qui persistent et poussent encore mais à tors et à travers.

La curiosité est donc l’expression des midot intrinsèques de l’âme juive quand celles-ci  sont mal régulées. La curiosité exprime plusieurs choses. Premièrement c’est un puissant désir de s’attacher à l’autre,  une préoccupation du bien-être de son prochain, deuxièmement l’expression d’une tendance à vérifier que tout ce qui concerne son voisin est fait selon les règles -ses règles. Le problème et que chaque  inquisiteur ne veut en fait que vérifier les limites de l’autre pour pouvoir s’auto-justifier. Donc la curiosité n’est que la béquille des gens mal dans leurs peaux. Si tu as un deux-pièces et que j’ai un trois-pièces, alors je me sens riche, si tu as par contre un quatre pièces, alors je me sens pauvre. Ce serait mieux que tu es un trois pièces, que tu deviennes comme moi. Vérifier les paramètres selon lesquels l’autre vit, permet de se situer et de trouver sa place. Et pourtant, consciemment cela vient souvent d’un excès de Hessed et de Guevoura mal placé. Hessed parce que je cherche à savoir ce qui manque à l’autre (matériellement et spirituellement), ce qui me permet de m’introduire dans son intimité  et en corriger les défauts, Guevoura parce que si je perçois la faute ou l’erreur de l’autre je peux le remettre sur le bon chemin et le renforcer. Or souvent, l’autre ne nous demande rien. L’autre ne veut pas de nos conseils et directives, car celle-ci ne sont que l’expression du point de vue de la personne qui les donne, et donc bonnes pour elle si elle se trouvait dans la même situation. Mais elle ne s’y trouve pas. Ce qui la rassure et lui donne ainsi cette assurance, cette arrogance à se mêler de ce qui ne la regarde pas. A chacun son assiette et laisses l’autre la remplir à son gré et manger à son rythme.

 

Alors quoi ! Faut-il garder les yeux baissés, la bouche close ?

Non, il faut retrouver l’homme de Tiferet, le Yaakov qui est en nous. Il faut comme lui apprendre à s’occuper de l’autre dans les limites de la décence, ne pas dépasser cette frontière floue où l’autre et moi qui bien qu’étant l’expression de l’unité divine, l’exprimons justement différemment. Yaakov a su s’occuper des années durant du troupeau de Lavan, il s’en est bien occupé, mais il s’est aussi occupé à faire fructifier son propre troupeau. Il a gardé ses voies et ne les a pas imposé aux autres. Il a pleuré son fils Yoseph, alors qu’il ne lui fut apporté comme preuve de sa mort qu’un habit imbibé de sang. Il n’est pas allé chercher plus loin, il n’a pas tenté par curiosité de savoir ce qui c’est passé exactement,  il est resté à sa place, là où Hachem l’avait mit et en Lui il a placé sa Emouna que tout est pour le mieux.

Ce qui se passe chez les autres peut nous sembler injuste ou incroyable, et nous avons une obligation d’y remédier quand cela doit être, mais il faut savoir trouver cette balance entre un excès de Hessed et de Guevoura et rester à sa place sans essayer de prendre celle de l’autre, ne serait-ce que par procuration.

 

Hanna Holzman

Mind Reading Machines

Thursday, February 08, 2007 - 10:20 pm
Posted by Rabbi Yisroel Frankforter

Chassidus makes a difference between reveled worlds and concealed worlds. Thought belongs to the realm of concealment while speech is revelation. At the times of Moshiach the concealed will be revealed. In other words, thoughts will be as clear as speech. Here is a piece from an article from the Guardian (UK). Enjoy...

What have the scientists developed?
They have devised a system that analyses brain activity to work out a person's intentions before they have acted on them. More advanced versions may be able to read complex thoughts and even pick them up before the person is conscious of them.

Here is the link to the entire article http://www.guardian.co.uk/frontpage/story/0,,2009229,00.html

Tell us what you tink of it.

Chana Holtzman en Israel

Wednesday, January 31, 2007 - 5:46 pm
Posted by Rabbi Yisroel Frankforter

B’H

Nous sommes aujourd’hui le 31 Janvier 2007. Cela fait donc très exactement deux mois que j’ai quitté Miami pour Eretz Israël. De la Galout vers la Guéoula.

Ou bien serait-ce l’inverse ?

Après deux mois en Eretz, comme me semble doux l’exil calme et bleuté de la Floride. Terre plate et ensoleillée où tout semble être calme, chaud et droit. Droit comme la A1A, elle-même parallèle à la US1 qui l’est à la 95. Droit comme les blocs et les larges avenues où tout se déroule régulièrement, où pour aller d’un endroit à l’autre il suffit de suivre les droites et de tourner à angle droit quand c’est indiqué. La vie à Miami ressemble à sa carte routière. Tandis qu’en Israël… Ah ! Mais c’est le charme moyen-oriental, me direz-vous, le désordre apparent d’une structure sous-jacente. Les voitures qui klaxonnent à la moindre contrariété, les bus qui ne vous écrasent pas que par miracle, les ruelles étroites où les chauffeurs de taxi trouvent quand même le moyen de vous doubler. Les rues se tortillent, se contorsionnent, et les sens interdit vous entraînent dans un labyrinthe sans fin quand la rue que vous cherchiez se trouve à seulement quelques mètres sur la gauche. Ne vous fiez pas non plus aux panneaux indicateurs, ils sont comme des mauvaises herbes qui poussent n’importe où, n’importe comment. Et ainsi va la vie, stressante, rapide, bruyante, déstabilisante. L’exemple même de ce que devrait être la Galout. Alors je vous pose la question : où est D. ? Ne nous a-t-on pas dit et redit que c’est en Israël, à Yéroushalaïm en particulier que se trouve la Shéchina ? Sans prétendre avoir tout comprit, j’ai trouvé une réponse dans notre paracha, Béchala’h.

Il est dit que si des Juifs ne savent pas quelle est la paracha à lire, ils doivent lire le passage qui parle des lois de Shabbat, c'est-à-dire de la Manne. La Manne est en effet intrinsèquement liée à Shabbat, car pour résumer, la double portion du vendredi, doit nous renforcer dans notre émouna que D , est le seul « provider », que tout vient de Lui, et qu’à nous ne revient que de sanctifier le Shabbat. Cette sanctification, nous amène et nous guide d’un Shabbat à l’autre. La semaine, elle, est contenue par la bracha du Shabbat qui la précède et de celle du Shabbat qui arrive. C’est ainsi que nous avons nos deux Challot en souvenir de cette double portion. Et ces Challot, nous les posons sur un naperon, et les recouvrons d’un autre, tout comme la manne que nous recueillions et protégions en haut comme en bas. Tout dans cette paracha semble faire allusion à cette double image du « sandwich ». Même l’ouverture de la mer, puisqu’en la traversant, on peut dire que les Bnei Israël étaient entre deux parois d’eaux.

Pour continuer, nous pouvons remarquer que la paracha commence en mentionnant les Philistins et se termine avec Amalek. Soixante-dix nations, D. a créé, et Israël qui continue d’essayer d’être la soixante et onzième ! Mais Barou'h Hachem, nous avons Amalek et les Philistins dont le seul but est de nous en empêcher. Ils sont là pour nous pousser à nous dévoiler (comme D. nous dévoila Sa Torah), afin d’être une lumière parmi les nations. Nous apprenons du Zohar, que les Philistins ne sont que le prolongement d’Amalek. Ils ne sont que les deux faces d’une même pièce. Les deux ont la même mission, de nous permettre d’exister. L’un agit à l’extérieur, l’autre à l’intérieur. Amalek est le safek, le doute, qui se dit non antisémite, mais antisioniste. Soyez Juifs, mais pas sur la terre d’Israël ! Et le Philistin, qui vit chez nous et nous pousse à la rationalisation destructrice de la concession. Concession de la Terre, de la Torah, de la part que nous accordons dans notre quotidien à la Shéchina.

En arrivant ici, je me suis sentie dédoublée. A Miami, tout semble simple comme cela le devrait avec l’éclairage de Shéhina, alors qu’en Eretz Israël, la vie ressemble plus à un cafouillage perpétuel. Ainsi sont les apparences, la sérénité floridienne et le tumulte israélien. Le calme nous fait oublier comment vraiment diriger nos prières vers le Maître du monde, tandis que la fiévreuse agitation qui rythme la vie de chaque israélien le pousse à crier vers son Père. Et pourtant…Et pourtant ne prie bien que celui qui a la émouna, et celui qui a la émouna est quelqu’un de calme, pour qui la vie est droite, parce qu’aussi tortueuse qu’elle semble l’être, il sait que c’est le Maître du monde qui dirige tout, donne tout et que c’est de Lui que lui vient sa Manne quotidienne et que la seule chose dont il ait la charge, c’est de sanctifier le Shabbat.

C’est ainsi que depuis deux mois, je m’efforce chaque jour à repousser les attaques des Philistins et d’Amalek et de dévoiler la Shéhina cachée mais en apparence dévoilée de Miami en Israël où la Shéhina est dévoilée mais en apparence cachée.

Je ne peux que remercier le Créateur qui m’a fait habiter à Miami pour y apprendre ce calme serein, le vivre, l’assimiler, jusqu’à ce qu’il devienne une part de mon être, et que je me sente obligée de faire mon maximum pour ne pas m’en départir, ne pas le perdre dans le tourbillon où le yetser hara m’entraîne jour après jour. Car si Israël est la terre de la Shéhina, elle est aussi celle où le yetser hara déploie toutes ses forces.

Je n’ai qu’une chose à vous dire, vous qui êtes à Miami, loin des bagarres politiques, des attentats, des difficultés déchirantes de la réalité israélienne : profitez ! Profitez au maximum du soleil, de la mer, des avenues larges, de Walmart. Empiffrez-vous de quiétude, sucez la substantifique moëlle de la tranquillité, car bientôt votre tour viendra, et très bientôt, quand le Machia’h nous emmènera tous en Eretz Israël, à vous sera la charge, de dévoiler cette force tranquille qui est l’aplomb de l’homme de la émouna, l’homme de la Shéhina !

Shiur on Noisen Taam Lifgam by Rabbi Aharon Ziegler

Monday, January 08, 2007 - 6:27 pm
Posted by Rabbi Yisroel Frankforter
Tell us how you enjoyed the shiur? It is available by clicking on the picture of Rabbi Zeigler on the homepage.

Short Video of the Hachnasas Sefer Torah

Sunday, December 24, 2006 - 7:15 pm
Posted by Rabbi Yisroel Frankforter

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Friday, December 15, 2006 - 12:39 pm
Posted by Rabbi Yisroel Frankforter

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